Offre d’emploi à ONG Première Urgence Internationale : Cameroun – Un(e) Responsable de Projet Coordination et Management de Camp/Shelter en Adamaoua

  • Région: Adamaoua
  • Nom entreprise ou personne: Première Urgence Internationale
  • Type de contrat: CDD

Description

Offre d’emploi à ONG Première Urgence Internationale : Cameroun – Un(e) Responsable de Projet Coordination et Management de Camp/Shelter en Adamaoua

Organization: Première Urgence Internationale
Country: Cameroon
Closing date: 05 Feb 2018
Première Urgence Internationale est une Organisation Non Gouvernementale de solidarité internationale, à but non lucratif, apolitique et laïque. L’ensemble de ses personnels se mobilise au quotidien pour couvrir les besoins fondamentaux des victimes civiles mises en péril, marginalisées ou exclues par les effets de catastrophes naturelles, de guerres et de situations d’effondrement économique. L’objectif est d’aider les populations déracinées dans l’urgence, tout en leur permettant de regagner rapidement autonomie et dignité. L’association mène environ 190 projets par an, dans les domaines de la sécurité alimentaire, la santé, la nutrition, la réhabilitation d’infrastructures, l’eau et l’assainissement et la relance économique. PUI intervient en appui à près de 7 millions de personnes dans 21 pays, en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient, en Europe de l’Est, et en France.

Découvrez notre histoire et nos valeurs

Situation et besoins humanitaires :
Crise centrafricaine

Plus de trois ans après le démarrage de la crise, la République Centrafricaine présente aujourd’hui des signes positifs de stabilisation et semble initier un début de sortie de crise. Cependant, malgré la signature des accords de paix à Brazzaville en 2014, l’organisation du Forum de Bangui en mai 2015 (qui a réunit les différentes parties prenantes du conflit et de la société centrafricaine) et la tenue des élections présidentielles dans un calme relatif, la situation reste extrêmement volatile. Les groupes et milices armés sont encore extrêmement présents dans le pays et continuent les exactions et pillages.

Depuis que la crise a éclaté en RCA en décembre 2012, plus de 140 000 réfugiés, majoritairement musulmans, ont traversé la frontière camerounaise au niveau des régions de l’Est et de l’Adamaoua. Après une phase de stabilisation durant le second semestre 2014 et quelques retours spontanés, le HCR estime, dans son aperçu des besoins humanitaires pour le Cameroun, que 253 000 réfugiés centrafricains sont encore présents dans le pays. Si la situation est moins dramatique pour ces populations qu’elle ne l’a été en phase d’urgence durant l’année 2014, elle reste toutefois extrêmement préoccupante avec notamment une couverture des besoins de base partiellement assurée et des conditions en termes de logement ou d’accès à l’eau et assainissement restant préoccupantes et engendrant des risques sanitaires liés à la forte concentration de la population.

En outre, cette vague de réfugiés s’est additionée au précédent afflux de réfugiés centrafricains entre 2004 et 2011, soit environ 99 000 personnes, installés dans les villages camerounais. Ces réfugiés, dits anciens réfugiés, ont été les premiers à accueillir les nouveaux réfugiés de 2014. Une partie de ceux-ci a été installée dans les sites de réfugiés mis en place dans le cadre de la réponse humanitaire coordonnée par l’UNHCR afin de désengorger les sites frontaliers et assurer une prise en charge efficace des besoins immédiats. A ce jour, 7 sites (Timangolo, Lolo, Mbile, N’Garissingo et Gado à l’Est, NGam, Borgop dans l’Adamaoua) accueillent des réfugiés dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua, regroupant 55% des nouveaux réfugiés.

L’autre partie des réfugiés (45%) s’est installée sur les points d’entrée et dans les villages d’accueil. Néanmoins, à ce jour, l’aide humanitaire se concentre essentiellement sur les sites de réfugiés, et les besoins constatés dans les points d’entrée et dans les villages hôtes restent nombreux, urgents et non couverts. L’installation des nouveaux réfugiés a considérablement accru la pression sur les ressources existantes, et plus particulièrement sur les infrastructures d’approvisionnement en eau, les ressources en bois, les infrastructures publiques (écoles, centres de santé…), ce qui a augmenté le risque de tensions entre les communautés hôte et réfugiée.

Au-delà de la situation des réfugiés, la situation structurelle des équipements de base et des pratiques, notamment en terme d’hygiène et d’assainissement, dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua est historiquement mauvaise. La pression supplémentaire des réfugiés dans la zone aggrave encore un peu plus cette situation et a aussi exacerbé les besoins pour les populations locales. L’UNHCR estime ainsi que pour l’Est et l’Adamaoua, ce serait au total (population hôte et réfugiés centrafricains) plus de 740 000 personnes qui seraient en besoin d’une assistance humanitaire (Aperçu des Besoins Humanitaires 2016).

Crise nigériane

La région de l’Extrême-Nord du Cameroun, tout comme le reste du bassin du lac Tchad, fait face depuis quelques années à une crise humanitaire sans précédent. Présentée comme l’une des régions les plus densément peuplées, elle est aussi la plus pauvre du pays. Si cette dernière est confrontée depuis longtemps à de nombreuses problématiques structurelles, elle est également fragilisée depuis 2013 par une détérioration de la situation sécuritaire liée aux exactions et actes de terreur perpétrés par l’Etat Islamique de l’Afrique de l’Ouest (ex Boko Haram). Cette instabilité, qui vient amplifier les problèmes préexistants de malnutrition chronique et d’insécurité alimentaire, entraine des mouvements de populations croissants. L’augmentation du nombre d’incidents sécuritaires (incursions, pillages, attentats) a pour conséquence directe l’afflux de réfugiés nigérians et la fuite des populations camerounaises de la zone frontalière avec le Nigéria vers l’intérieur de la région. Ainsi, en mai 2017, on observe dans l’Extrême-Nord 228 443 déplacés internes, 32 459 réfugiés non enregistrés et 58 027 retournés. Les départements du Mayo-Sava, du Mayo-Tsanaga et du Logone-et-Chari sont les plus particulièrement impactés par cette crise et ces déplacements. Ainsi, on observe 56 685 déplacés internes, 204 réfugiés non enregistrés et 12 265 retournés dans le Mayo-Sava, 37 327 déplacés internes, 3 162 réfugiés non enregistrés et 13 802 retournés dans le Mayo-Tsanaga et 118 336 déplacés internes, 28 773 réfugiés non enregistrés et 25 990 retournés dans le Logone-et-Chari (sources OIM Juin 2017). Parmi ces déplacements, 97% sont le résultat de la situation sécuritaire et 3% le résultat d’inondations et autres catastrophes naturelles. La région de l’Extrême-Nord est en outre touchée par une crise alimentaire, nutritionnelle et sanitaire structurelle.

Notre action sur le terrain :
Présente depuis avril 2008 au Cameroun, PUI s’est consacrée à la résolution des difficultés dans les secteurs de la sécurité alimentaire et de l’accès à l’eau potable, l’hygiène et l’assainissement. Les actions ciblent les réfugiés centrafricains installés à l’est du pays depuis 2006 (Régions de l’Est et de l’Adamaoua) et les populations d’accueil.

Les programmes ont évolué afin d’accompagner la progressive autonomie en sécurité alimentaire de ces populations réfugiées centrafricaines, la plupart souhaitant rester définitivement au Cameroun.

Le volet WaSH progresse également vers une stratégie de responsabilisation à différents niveaux (des usagers aux responsables communaux), notamment dans un contexte de décentralisation de la gestion de l’eau de l’Etat vers les communes. Sur le volet accès à l’eau, en parallèle des constructions et réhabilitations de forages une grande part des activités est consacrée à la formation (des usagers, des comités de gestion de l’eau, des responsables locaux techniques et administratifs). Des sensibilisations sur l’hygiène et l’assainissement sont également menées.

L’arrivée de nouveaux réfugiés en 2014 amène PUI vers une réponse d’urgence qui s’oriente vers les points d’entrée frontaliers et les sites d’accueil (camps en retrait de la frontière), à travers des activités de gestion de camps, WaSH, Abris et Moyens d’Existence. En outre, compte tenu du fait que les réfugiés s’installent également dans de nombreux villages de la zone, PUI mène une réponse adaptée à cette configuration. PUI est aujourd’hui gestionnaire des 7 sites de réfugiés centrafricains à l’Est et dans l’Adamaoua et mène de nombreuses activités dans les villages d’accueil de la zone.

En 2015-2016, PUI a élargi son positionnement en ouvrant une base dans l’Extrême-Nord, à Maroua, en réponse à la crise nigériane pour intervenir auprès des déplacés camerounais via des activités SAME et WaSH et des réfugiés nigérians en reprenant la gestion du site de réfugiés de Minawao et une partie des activités WaSH sur le site. L’organisation a également étendu ses activités WaSH auprès des communes accueillant des réfugiés centrafricains dans la région du Nord.

En 2017, PUI ouvre une nouvelle base à Kousseri dans le Logone-et-Chari, département de l’Extrême-Nord du Cameroun le plus affecté par la crise humanitaire en terme de nombre de populations déplacées et de sévérité des besoins, pour développer des actions en WaSH, et en SANME visant les déplacés internes et communautés hôtes vulnérables.

Découvrez notre réponse à la crise

Dans le cadre de nos activités au Cameroun, nous recherchons Un(e) Responsable de Projet Coordination et Management de Camp/Shelter en Adamaoua.

Le/la Responsable de projet CMC/Shelter Adamaoua assure la mise en œuvre des activités CMC et Shelter sur la zone d’intervention de l’Adamaoua dans le cadre du projet HCR « Autonomisation et amélioration des conditions de vie des réfugiés centrafricains dans la région de l’Est au Cameroun » et du Projet du projet HCR « Autonomisation et amélioration des conditions de vie des réfugiés centrafricains dans la région de l’Adamaoua et du Nord au Cameroun », tous deux en cours de renouvellement

Plus particulièrement, il/elle coordonne la gestion de camps de trois sites (Borgop, Ngam et Gado) et supervise directement la mise en œuvre, le suivi et le reporting des activités Shelter sur le site de Gado.

Dans le cadre du CMC, il s’agit :

D’assurer le management et la coordination de la délivrance des services humanitaires sur le camp de réfugiés.
De coordonner les actions menées par les acteurs humanitaires y intervenants.
De capitaliser les données recueillies lors des évaluations.
D’assurer la diffusion des données recueillies en interne, aux réfugiés, à l’UNHCR et aux partenaires intervenant dans le camp.
Dans le cadre du Shelter, il s’agit :

D’assurer la mise en œuvre et le suivi des activité shelter prévues dans le cadre du projet, en respect des standards prévus
Le/la Responsable de projet CMC/Shelter Adamaoua (RP CMC/Shelter Adamaoua) travaille sous la supervision directe du Coordinateur Terrain (CT) de Ngaoundéré, région de l’Adamaoua.

Sécurité : Il/Elle participe, avec l’équipe de coordination, à l’analyse et à la gestion de la sécurité sur la zone dont il/elle à la charge. Par ailleurs, en tant que responsable CMC, il diffuse les règles et mesures de sécurité aux équipes PUI et aux partenaires présents sur site
Programmes: Il/Elle s’assure de la bonne mise en œuvre du volet Shelter dans les aspects opérationnels et qualitatifs (suivi des objectifs, planification, respect des échéances et des lignes budgétaires, contrôle de la qualité). Il/Elle s’assure par ailleurs de la bonne mise en œuvre et du suivi du programme CMC des trois sites sous sa responsabilité.
Ressources Humaines: Il/Elle encadre les équipes opérant sur le projet dont il/elle a la charge (supervision, définition d’objectifs, suivi).
Suivi logistique, administratif et financier: Il/Elle supervise les volets logistiques, administratifs et financiers pour la mise en œuvre des programmes, et s’assure du respect des procédures afférentes, avec l’appui fonctionnel du logisticien et de l’administrateur de sa base d’affectation.
Représentation: Il/Elle représente l’association auprès des partenaires, autorités et différents acteurs locaux impliqués dans les sites sous sa responsabilité
Coordination : Il/Elle centralise et diffuse l’information de/vers sa base et consolide le « reporting » interne et externe des activités CMC mises en œuvre dans les sites de Gado, Borgop et Ngam et des activités Shelter mises en œuvre dans le camp de Gado.
Evaluation / Stratégie : Il/Elle participe à l’élaboration de la stratégie et propose de nouvelles interventions en fonction des besoins identifiés sur sa zone d’intervention.
Pour rester informé des nouvelles offres en continu, rejoignez le groupe Facebook My Job On The Field.

Formation et Expériences
Formation

Bac +3 management, action humanitaire etc.

Expérience

Expérience en gestion d’équipe
Expérience humanitaire
Expérience internationale
Connaissances et aptitudes

Bonne qualité organisationnelle

Capacités managériales

Connaissances en gestion de projets

Diplomatie

Informatique

Pack Office

Qualités du candidat

Autonomie, prise d’initiative et sens des responsabilités
Prise de parole en public
Excellentes capacités d’organisation
Excellentes capacités managériales
Excellente diplomatie et sens de la négociation
Capacité à faire preuve d’autorité
Bonne résistance au stress et à la pression
Adaptabilité
Pragmatisme, objectivité et prise de recul
Sens de l’engagement
Fiabilité et rigueur
Goût pour le travail de terrain
Sociabilité et esprit d’équipe
Sens de l’humour
Langues
Français – Indispensable

Anglais – Désirable

Conditions Proposées
Salarié en Contrat à Durée Déterminée – 6 months

Date de démarrage : Décembre 2017

Salaire brut mensuel : de 1 815 à 2 145 Euros selon parcours en Solidarité Internationale + majoration de 50€ par semestre d’ancienneté avec PUI

Frais pris en chargenotamment transport AR Domicile / Mission, visas, vaccins…

Assurance comprenant couverture médicale et complémentaire santé, assistance 24/24h, rapatriement et prévoyance

Hébergement en maison collective

Frais de vie (« Per diem »)

Régime de Break: 5 jours ouvrés à 3 et 9 mois de mission + prime de break

Régime de Congés Payés : 5 semaines de CP / an + billet A/R au domicile tous les 6 mois

Pour en savoir plus sur notre offre, merci de consulter le profil de poste sur notre site!
How to apply:

Merci d’envoyer votre candidature (CV et Lettre de Motivation) à Pauline Gallay, Chargée de Ressources Humaines Expatriées sur recrutement@premiere-urgence.org en précisant l’objet suivant: “RPCMC/SHELTER – CMR”.

Partagez et envoyez cette annonce à vos amis !
Région: International Ville: Abidjan Nom entreprise ou personne: Banque Africaine de Developpement-BAD Type de contrat: CDI Site web: https://www.afdb.org/fr/about-us/careers/current-vacancies/director-water-development-and-sanitation-department-ahws-2476/ Description Offre d’emploi Banque Africaine de Developpement : Directeur du département…
Région: International Nom entreprise ou personne: Banque Africaine de Developpement-BAD Type de contrat: CDI Site web: http://www.surveygizmo.com/s3/3415334/Investment-Officers-Affirmative-Finance-Action-for-Women-in-Africa-AFAWA-PL4 Description Offre d’emploi Banque Africaine de Developpement-BAD : Chargé(e)s d’investissement – Action positive…